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# Posté le dimanche 24 février 2008 03:41

Monde - 22:02:08 - KOSOVO • "Une guerre impossible à gagner"

Monde - 22:02:08 - KOSOVO •  "Une guerre impossible à gagner"
Mobilisation populaire et scènes de vandalisme à Belgrade : le quotidien Politika salue la "réponse serbe" à l'indépendance du Kosovo. Son confrère Danas, lui, s'interroge sur l'avenir européen de la Serbie.


"Des sauvages au centre de Belgrade" : le quotidien proeuropéen Danas ne cache pas son appréciation des événements du 21 février, lorsque des casseurs s'en sont pris aux ambassades occidentales, en marge de la grande manifestation de protestation contre l'indépendance du Kosovo qui a réuni plus de 150 000 personnes dans les rues de Belgrade.

Les saccages, qui ont duré plusieurs heures, ont fait quelque 118 blessés, dont 30 membres des forces de l'ordre ; un corps carbonisé, toujours non identifié, a été retrouvé sur les lieux de l'incendie à l'ambassade américaine.

Ces actes de vandalisme, vivement dénoncés par les Occidentaux, ont considérablement assombri les relations de la Serbie avec la communauté internationale, notamment Bruxelles et Washington. Danas se saisit de cette occasion pour questionner dans son éditorial la politique étrangère de la Serbie, qui a rappelé bon nombre de ses ambassadeurs, notamment ceux des pays qui ont reconnu l'indépendance du Kosovo. "C'est une guerre qui ne se gagne pas. La mener ne servira certainement pas les intérêts des Serbes", écrit Danas en référence à cette offensive diplomatique, même si le quotidien reconnaît qu'il est tout à fait "logique et légitime" que Belgrade utilise tous les moyens pour garder une partie de son territoire. Car un petit pays comme la Serbie devrait avoir une diplomatie "réaliste", adaptée à ses besoins et surtout à ses moyens, poursuit le quotidien. Et à Danas de rappeler l'exemple de la République fédérale allemande qui, du temps de la guerre froide, avait menacé de couper tout lien avec les pays qui reconnaîtraient la République démocratique allemande, avant de se rendre compte qu'il s'agissait d'une politique néfaste pour elle-même.

Le son de cloche est sensiblement différent dans le quotidien Politika qui, sous le titre, "La réponse de la Serbie", publie de nombreuses photos de la manifestation avant qu'elle ne dégénère. Pour son éditorialiste, Jelena Cerovina, la Serbie d'aujourd'hui ressemble à un "malade qui vient de sortir d'une longue anesthésie". "Ces milliers de personnes étaient là pour rappeler au monde que les Serbes n'acceptaient pas le sort du Kosovo concocté par la communauté internationale. Leur nombre et leur détermination en ont surpris plus d'un, à l'extérieur comme à l'extérieur de la Serbie, les sceptiques comme les proeuropéens".

"Le Kosovo n'est pas seulement un mythe ou de l'histoire ancienne pour la Serbie, mais aussi son avenir. Et c'est ce message que les manifestants ont adressé non seulement au monde mais aussi à tous les habitants serbes du Kosovo", conclut-elle.


Source : Courrier International


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# Posté le vendredi 22 février 2008 13:06

France - 22:02:08 - Une affiche de "Courrier international" sur M. Sarkozy refusée par Metrobus

France - 22:02:08 - Une affiche de "Courrier international" sur M. Sarkozy refusée par Metrobus
Métrobus, la régie publicitaire de la RATP, a refusé une affiche de l'hebdomadaire Courrier international (groupe Le Monde). Ce n'est pas la "une" de Courrier International du numéro en date du jeudi 21 février, "Génération Obama", qui a heurté la RATP, mais le titre du haut : "Vu de Madrid, Sarkozy, ce grand malade." Dans un souci de compromis, "j'ai proposé de changer le titre en "Sarkozy, ce malade de l'ego", puis il y a eu des discussions", explique Philippe Thureau-Dangin, directeur de la rédaction de Courrier international.


Mais les deux parties ne sont pas parvenues à un accord. Pour justifier cette décision, Gérard Unger, PDG de Métrobus, se retranche derrière les règles qu'il dit fixées par la RATP et sa régie publicitaire : "Pas de polémique sur les murs du métro." Il ajoute : "On peut afficher des sujets politiques avec des opinions quand cela ne suscite pas la controverse. Mais traiter le président de la République de "grand malade", cela dépasse ce que l'on peut afficher dans le métro sans risque de polémique."

M. Thureau-Dangin considère que cette décision "est une forme de censure sous couvert de "politiquement correct"". Il ajoute : "Je comprends la réglementation spécifique à l'espace public, mais il ne s'agit pas dans ce cas-là d'une affiche politique mais d'un article sur un sujet politique."

Ce n'est pas la première fois que Métrobus refuse des campagnes de journaux. La régie de la RATP avait même retiré des affiches de L'Express dont la "une" portait le titre : "Tiberi doit partir", en octobre 1999. Il y a plus longtemps, en 1987, une couverture de L'Evénement du Jeudi titrée "Hersant est-il un agent communiste ?" avait été refusée.

Un des visuels de la campagne de Télérama, inspiré des courriers de lecteurs, avait lui aussi été rejeté par Métrobus en septembre 2006. Il égratignait Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur : "Dimanche 15 janvier, "Vivement dimanche" : Nicolas Sarkozy devrait faire attention. C'est déjà la troisième fois qu'il invite Michel Drucker dans son émission."

La "une" de Courrier international de jeudi renvoie à un article de Luis Bassets, directeur adjoint de la rédaction d'El Pais, décrivant un président français qui "se vautre dans l'exhibitionnisme", atteint d'une "incurable hypertrophie de l'ego".


Source : Le Monde


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# Posté le vendredi 22 février 2008 12:58

Politique - 22:02:08 - Emplois fictifs du RPR : vers un non-lieu partiel pour Chirac ?

Politique - 22:02:08 - Emplois fictifs du RPR : vers un non-lieu partiel pour Chirac ?
Selon Le Parisien, l'ancien président de la République pourrait être blanchi dans cette affaire de faux employés à Nanterre, mais reste menacé pour la partie parisienne du dossier.
Jacques Chirac bientôt blanchi ? Pas totalement. L'ancien chef de l'Etat pourrait échapper à un procès et à une éventuelle condamnation dans l'affaire d'une trentaine d'emplois fictifs du RPR à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine. Comme l'indique Le Parisien-Aujourd'hui en France, le juge Alain Philibeaux, qui avait interrogé Jacques Chirac pendant trois heures comme témoin assisté le 19 juillet dernier, et mené de nombreuses investigations, ne dispose d'aucun élément pour le mettre en examen. L'information a ensuite été confirmée de source judiciaire.

Cependant, ces trois heures d'audition avaient également porté sur une dizaine d'autres emplois fictifs présumés au siège du RPR payés cette fois-ci par la mairie de Paris. Jeudi, Alain Philibeaux a donc décidé de dissocier le dossier, et de transférer la partie parisienne de l'affaire à une magistrate de la capitale, Xavière Simeoni. Réputée inflexible, c'est elle qui avait mis en examen Jacques Chirac le 21 novembre dernier pour « détournements de fonds publics ». Une première historique pour un ancien président de la République.

La division du dossier n'est pas acquise. En effet, le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, a rapidement réagi vendredi dans Le Monde et annoncé son intention de faire appel de l'ordonnance du juge Philibeaux. Raison invoquée : «la décision du juge n'est pas conforme aux réquisitions que j'avais prises en janvier». Quelques mois auparavant en effet, le juge Philibeaux avait déjà tenté de se dessaisir du volet des emplois RPR financés par la mairie de Paris et s'était prononcé en faveur d'un non lieu sur le volet des emplois financés par le privé. Le parquet s'était dit défavorable au dessaisissement et ne s'était pas prononcé sur le non lieu.


Renvoi en correctionnelle probable

Si le juge Philibeaux obtenait son dessaisissement, la dizaine d'emplois fictifs du RPR financés par la ville de Paris, viendraient donc s'ajouter au dossier des chargés de mission de la ville de Paris, aux mains de la juge parisienne Xavière Simeoni. Dans ce dossier figurent déjà des dizaines de salaires de complaisance présumés versés dans les années 80 et 90 au titre de «chargé de mission» au cabinet du maire de l'époque, Jacques Chirac. La juge Simeoni devrait ordonner à la fin de la procédure son renvoi en correctionnelle dans ce dossier où sont aussi mis en examen plusieurs proches de l'ancien président.

Premier ministre de 1986 à 1988, député de Corrèze et président du RPR au moment des faits, l'ancien chef de l'Etat nie toute malversation, tout en assurant que certaines personnes ont été salariées par la Ville de Paris pour faciliter l'exercice simultané de toutes ses fonctions. Le 1er décembre 2004, Alain Juppé, adjoint de Chirac à l'époque, avait été condamné par la Cour d'appel de Paris à quatorze mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité.


Source : Le Figaro


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# Posté le vendredi 22 février 2008 12:47

Sport - 22:02:08 - Nike lâche des millions pour les Bleus

Sport - 22:02:08 - Nike lâche des millions pour les Bleus
L'équipementier américain dame le pion à son éternel rival, Adidas, parrain de l'équipe de France de football depuis plus de 35 ans. Nike offre 42,6 millions d'euros par saison. Un record mondial. Soit 4,5 fois plus que ce que donne actuellement le groupe allemand.

Nike a beau être le 1er équipementier sportif mondial devant Adidas, sa victoire sur son challenger pour le contrat de l'équipe de France de football (2011/2018) n'en est pas moins une énorme surprise. « C'est même la très grosse cote tant Adidas n'ignorait rien des intentions voraces de son adversaire » confirme un spécialiste du secteur. Car la marque aux trois bandes était jusque là n°1 dans le ballon rond. Mieux. Elle était le partenaire officiel de la FFF (la Fédération française de football) depuis 36 ans. L'affaire consacre en tout cas deux gagnants – Nike, la "Fédé" – et un perdant, Adidas. Explications.

Nike ?

Les plus optimistes tablaient sur 30 millions comme cela avait été le cas pour l'équipe d'Angleterre en 2005 avec Umbro. Ce qui était à l'époque un record. En garantissant 320 millions d'euros sur sept saisons et demi (le contrat précédent s'achève en effet fin décembre or les saisons sportives se bouclent en juin), soit la modique somme de 42,6 millions par année, l'américain a tout simplement écoeuré son concurrent. Et fait exploser tous les repères. Pour l'heure, on ignore encore le montant proposé par Adidas, mais, Jean-Pierre Escalettes, le patron de la FFF, a indiqué pudiquement vendredi lors de sa conférence de presse que la différence entre les deux favoris était « significative ». En clair, Nike était largement le mieux-disant. A ce package des 42,6 millions, le vainqueur ajoutera une dotation en équipements de 2,5 millions par an ainsi que des primes de performance en fonction de la prestation des Bleus lors des phases finales des épreuves majeures que sont la Coupe du monde et l'Euro.

A vrai dire, l'américain n'avait pas le choix. Avec une procédure à l'aveugle sur un tour, il lui fallait en effet frapper fort d'emblée pour ne pas risquer de se retrouver à égalité avec l'allemand. Auquel cas, un second tour aurait été nécessaire où le passé d'Adidas aurait alors pu peser dans la balance. « En tant que challenger, Nike a voulu tuer le marché pour s'imposer, confie à L'Expansion.com Nicolas Fernandez, consultant chez INEUMconsulting. Le groupe a donc versé d'une certaine manière une prime exceptionnelle ».
En décrochant le maillot de la France, Nike oublie là sa déconvenue avec l'équipe d'Allemagne, dont le contrat avait été arraché l'an dernier aux forceps par Adidas qui jouait alors sur ses terres. Outre-Rhin, Nike s'était déjà montré plus généreux que son concurrent, mais Adidas moyennant 20 puis 25 millions (à partir de 2011) avait préservé son bien au finish.

Si bien qu'à compter du 1er janvier 2011, date de l'entée en vigueur de son contrat, la marque au swoosh mènera d'une certaine façon 4 à 2 face à son éternelle rivale dans leur match pour s'arroger les plus grandes équipes : outre la France, elle habillera en effet le Brésil, le Portugal et l'Angleterre (via Umbro une marque qu'elle a avalée l'an dernier) quand celle aux trois bandes devra se contenter de l'Argentine et de l'Allemagne. L'Italie, elle, échappe encore au duel puisqu'elle est aux mains de Puma (13 millions par saison).
Pour Nike, ce bras de fer remporté consacre sa stratégie agressive sur le marché du ballon rond bien que le retour sur investissement soit difficilement quantifiable : « Pour lui, c'est une opportunité stratégique. Face à Adidas, il est dans une lutte concurrentielle où les parts de marché visibles sont les plus convoitées », analyse pour L'Expansion.com Lionel Maltese, professeur à Euromed, l'école supérieure de commerce de Marseille. Au final, sur le marché français, l'américain détiendra désormais les équipes nationales des deux principaux sports collectifs : le football et le rugby.

La surprise Airness

Le nain de la compétition (120 millions de chiffre d'affaires) n'avait objectivement aucune chance de l'emporter face à Nike ou Adidas (16 et 10 milliards). En revanche, il avait tout à y gagner en terme de visibilité. C'est ce qui s'est passé. Car la FFF a tenu à saluer la qualité du dossier d'Airness : « les trois offres répondent de façon complète, détaillée et convaincante au cahier des charges fixé par la FFF dans le dossier de consultation ». La marque à la panthère, née dans le "9-3" il y a à peine dix ans et seulement depuis 4 ans sur le créneau sportif, n'aura pas réussi le big-bang, mais aura pris ses marques pour la prochaine consultation, un peu comme Dailymotion face à Orange lors de l'appel d'offres pour les droits télévisés du championnat de France.

La FFF ?

C'est le jackpot. Le maillot tricolore sera à compter du 1er janvier 2011 le plus cher du marché mondial. De même que la Ligue a réussi dernièrement à maximiser ses recettes (668 millions d'euros/an) en surfant sur la nouvelle rivalité entre Canal+ et Orange et en segmentant au mieux son produit en multiples lots, de même la FFF a su profiter de la conjonction de deux éléments favorables : primo, la croissance ininterrompue du sponsoring et secundo, la lutte implacable entre les deux géants, Nike et Adidas. « La fenêtre de tir pour la Fédération n'était pas loin d'être idéale, ajoute Nicolas Fernandez. D'un côté, on constate que le sponsoring maillot ne cesse de grimper depuis une décennie. Ainsi, rien qu'en Europe sur les six grands championnats, on note que les recettes ont été multipliées par deux entre 1999/2000 et 2007/2008. De l'autre, Nike n'a jamais été aussi proche d'Adidas dans le football. Et chaque nouvel appel d'offres prestigieux est l'occasion d'une confrontation serrée ». Or, en dix ans, l'équipe de France a connu une irrésistible montée en puissance sportive, avec trophées et gloire à la clé.

Résultat ?

La Fédé engrange aujourd'hui un contrat en or, soit 4,5 fois plus que précédemment (10 millions par an depuis 2004). « Et pourtant, il n'y a plus la locomotive Zidane, souligne Lionel Maltese. Le stratège des Bleus n'a pas été remplacé sur le plan médiatique. Ce qui se répercute forcément sur le nombre de maillots vendus. Or, il faut savoir que la France en écoule globalement trois fois moins que l'Allemagne ». A noter que la Fédération a eu la sagesse de déposer un prix de réserve. Ce qui la prémunit contre toute contestation juridique.

Adidas ?

La marque préférée des Français – selon le dernier sondage réalisé l'an dernier par LH2 – devant Danone, Renault et... Nike, perd gros. Le partenaire historique des Bleus depuis 1972 – une époque où la France n'avait encore rien gagné sur le plan international – est cependant resté fidèle à son ancrage : « Adidas est sur un positionnement "produits" sur le mode : je fais des produits pour mes athlètes. A contrario, Nike est sur un positionnement "marque", où l'image de l'athlète parrainé se confond avec celle de la firme, où il lui faut le leadership » décrypte Lionel Maltese. Adidas n'est pas dans une logique de "coups" marketing. D'ailleurs, Herbert Hainer, son PDG, rappelait début janvier : « Nous ferons une offre adéquate qui tiendra compte du palmarès de l'équipe de France et du travail accompli avec la FFF, mais qui devra aussi faire du sens commercialement ».


Source : L'Express


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# Posté le vendredi 22 février 2008 12:45